Modestos Siotos is a political sociologist developing a comparative research agenda on governing outsiders, state capacity and democratic governance. His research examines how challenger parties and anti-establishment governments enter the state, integrate with public administrations and policy networks, and translate - or fail to translate- promises of radical rupture into public policy.
He is currently a Postdoctoral Research Fellow at LIRTES, Université Paris-Est Créteil, and a Research Associate at the Centre européen de sociologie et de science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. He teaches political science and sociology at Sciences Po Paris and Université Paris Nanterre and previously taught at Paris 1 Panthéon-Sorbonne and other French universities, with courses ranging from comparative politics and political institutions to the sociology of the state, radical left parties and Eurozone governance. Alongside his academic work, he has held research and policy positions at the French Ministry of Culture, the Hellenic Ministry of Energy and Environment, the European Commission’s Directorate-General for Budget, and the FSU Research Institute.
His current work develops a comparative approach to outsider governments across ideological families and institutional settings. Building on long-term research on Southern Europe, social movements, radical left parties and the European debt crisis, he now examines how both left-wing and right-wing challenger governments confront the constraints of public administration, international economic governance and policy implementation. His ongoing projects include research on radical-left governments in Southern Europe and Latin America, as well as a new project on right-wing challenger governments, focusing on Meloni’s Italy and Milei’s Argentina.
His broader intellectual work addresses the democratic and institutional limits of political rupture in the twenty-first century. It asks why political forces that promise to transform the state are so often transformed by it, and how this process affects democratic responsiveness, reform delivery and public trust.
Docteur en science politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Modestos Siotos développe un programme de recherche comparatif sur les outsiders au gouvernement, la capacité de l’État et la gouvernance démocratique. Ses recherches examinent la manière dont les partis challengers et les gouvernements anti-establishment entrent dans l’État, s’intègrent aux administrations publiques et aux réseaux d’action publique, et traduisent, ou échouent à traduire, des promesses de rupture radicale en politiques publiques.
Il est actuellement chercheur postdoctoral au LIRTES, Université Paris-Est Créteil, et chercheur associé au Centre européen de sociologie et de science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il enseigne la science politique et la sociologie à Sciences Po Paris et à l’Université Paris Nanterre, et a précédemment enseigné à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ainsi que dans d’autres universités françaises. Ses enseignements portent notamment sur la politique comparée, les institutions politiques, la sociologie de l’État, les partis de gauche radicale et la gouvernance de la zone euro. Parallèlement à ses activités académiques, il a occupé des fonctions de recherche et d’expertise au ministère français de la Culture, au ministère hellénique de l’Énergie et de l’Environnement, à la direction générale du Budget de la Commission européenne et à l’Institut de recherches de la FSU.
Ses travaux actuels développent une approche comparative des gouvernements outsiders, à travers différentes familles idéologiques et configurations institutionnelles. À partir de recherches de long terme sur l’Europe du Sud, les mouvements sociaux, les partis de gauche radicale et la crise européenne de la dette, il examine désormais la manière dont les gouvernements challengers, de gauche comme de droite, se confrontent aux contraintes de l’administration publique, de la gouvernance économique internationale et de la mise en œuvre des politiques publiques. Ses projets en cours portent notamment sur les gouvernements de gauche radicale en Europe du Sud et en Amérique latine, ainsi que sur un nouveau projet consacré aux gouvernements challengers de droite, centré sur l’Italie de Meloni et l’Argentine de Milei.
Son travail intellectuel plus large porte sur les limites démocratiques et institutionnelles de la rupture politique au XXIe siècle. Il interroge les raisons pour lesquelles les forces politiques qui promettent de transformer l’État sont si souvent transformées par lui, ainsi que les effets de ce processus sur la responsivité démocratique, la mise en œuvre des réformes et la confiance publique.